A chaque ministère sa version du désormais célèbre slogan « travailler
plus pour gagner plus ». Au secrétariat d'Etat aux PME, c'est le
nouveau statut de l'auto-entrepreneur qui doit l'incarner, dans sa
« version entrepreunariale ».
Le nouveau statut de l'auto-entrepreneur vise en effet à permettre aux
personnes qui ont déjà un emploi, ou sont à la retraite, d'arrondir
leurs fins de mois en créant leur propre activité en parallèle.
Formalités très allégées
Il ne s'agit pas de créer une société, l'enregistrement au registre
du commerce et des sociétés n'est pas requis. Pour obtenir ce nouveau
statut, une simple déclaration au Centre de formalités des entreprises
(CFE) est nécessaire. Il s'agira pour le futur auto-entrepreneur de
fournir des renseignements basiques tels que ses noms, date de
naissance, coordonnées... et de décrire son activité.
Ces
informations pourront être inscrites sur un formulaire disponible au
CFE ou via internet. Cette formalité accomplie, l'auto-entrepreneur
pourra commencer son activité et en percevoir les fruits.
La cessation de l'activité devrait être tout aussi allégée. Si les
modalités ne sont pas encore totalement établies, elles devraient se
résumer à une simple déclaration au CFE.
Prélèvements fiscaux et sociaux à la source
Toujours dans un soucis de simplification des formalités, les
prélèvements sociaux et fiscaux de la nouvelle activité seront
effectués à la source (mensuellement ou trimestriellement), et
seulement à compter du jour ou la personne aura réalisé un chiffre
d'affaires (et non un bénéfice).
Le montant du prélèvement – qui
englobe les charges sociales et l'impôt- est fixé à 23 % du chiffre
d'affaires réalisé s'il exerce une activité dans le secteur des
services et à 13 % s'il exerce une activité commerciale.
Affilié pour son activité au Régime social des indépendants (RSI) , l'auto-entrepreneur effectura le versements de ces sommes auprès de sa caisse RSI.
Le prélèvement effectué, le reliquat ira directement dans la poche de
l'auto-entrepreneur, sans qu'il ait besoin de déclarer cette portion de
revenu dans sa déclaration annuelle.
La loi de modernisation de l'économie (LME) prévoit également une
protection du patrimoine immobilier du bénéficiare du nouveau statut.
Afin qu'il ne mette pas en danger son domicile avec sa nouvelle
activité, il pourra faire établir un acte protégeant son patrimoine
immobilier par son notaire.
Présentée le 28 avril 2008 en Conseil des ministres, la Loi devrait
être soumise fin mai au Parlement. Le nouveau statut, lui, sera
applicable à compter du 1er janvier 2009.
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